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C’est le poison du doute qui nous empêche de reconnaître notre propre source immaculée et pure depuis toujours.
Nous ne pouvons pas croire que nous sommes parfait tel que nous sommes et que nous n’avons rien à changer. Nous avons été tellement nourris au biberon de la performance, de l’excellence à tout prix, que nous ne pouvons pas imaginer qu’il nous suffirait de nous détendre totalement pour glisser dans notre propre cœur.
Ce doute immense, sans fond que nous avons de notre propre capacité, de notre légitimité, a été nourri par des années de maltraitance ordinaire et de comparaisons perverses.
Tout ce magnifique attirail affiné de génération en génération a détruit notre courage et notre confiance naturels, nous obligeant à construire une carapace pour résister.
Ce doute massif à l’origine de la plupart de nos résistances et de toutes nos raideurs opacifie gravement notre essence, et bloque son émergence.
Il nous empêche la reconnaissance de notre perfection et de ce qui nous entoure, nous emprisonne dans des myriades de jugements sur nous mêmes et les autres, et nous rend finalement incapable d’accueillir la simple beauté du réel.
Notre propre nature est pure et lumineuse depuis toujours, elle n’a pas besoin de suivre des séminaires de perfectionnement pour devenir ce qu’elle est déjà : perfection absolue.
Dans un moment d’inattention, de fatigue, notre essence fissure, un court instant, notre carapace et chatouille doucement nos cellules. Étonnés nous sommes surpris par ce doux frémissement puis tout le système de survie du personnage revient en force et l’accès à notre propre cœur est momentanément fermé jusqu’à notre prochaine inattention, notre prochain relâchement.
Cette essence ne demande aucune modification, aucun terrain particulier mais simplement notre détente pour enfin irradier notre corps/conscience et emplir chacune de nos cellules d’un doux frémissement continuel.
S’autoriser à laisser tomber sur le champ notre délire purement égotique, purement névrotique de nous perfectionner, de devenir le meilleur, toujours plus parfait, toujours plus fort, toujours plus…
Enchaîné par cette spirale infernale d’auto perfectionnement nous n’avons plus le temps de respirer, ni de savourer le monde qui s’offre à nous, seconde après seconde.
Nous devenons sourd et aveugle à la beauté simple et pourtant époustouflante d’un ciel pur et limpide, d’un chant d’oiseau qui fuse, de la caresse du vent dans nos cheveux.
As-tu pris le temps de regarder le ciel ce matin ?!
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